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Depuis plusieurs mois les pouvoirs publics ont mis en place un système de verbalisation des petits excès de vitesse par des voitures-radars de marque Peugeot, Dacia et Renault, qui se fondent dans la circulation et peuvent flasher en roulant jusqu’à 9 véhicules à la minute autour d’elles sur plusieurs files, quand vous êtes devant la voiture, la doubler ou même la croiser.

383 véhicules de ce type équipés de radars cachés sous la plaque d’immatriculation, appareil photo derrière le pare- brise , circulent dans notre pays, avec à son bord plusieurs gendarmes dont l’un sert à programmer les limitations de vitesse à enregistrer.

Pour que cette arme de contravention massive soit plus rentable, 380 véhicules supplémentaires seront mis en service dès la fin de la saison estivale en septembre et dans le plus grand secret en payant des chauffeurs privés, pour les faire rouler toute la journée, sur toutes les routes. Un quadrillage maximum de portions de routes pour piéger un maximum les automobilistes. On comprend que même le conducteur le plus vigilant d’entre nous qui respecte la loi, ne pourra pas échapper à ces machines redoutables.

Nos dirigeants ont à cœur de nous protéger et d’assurer notre sécurité, c’est compréhensible mais qui pourrait imaginer les enjeux financiers colossaux qui se cachent derrière cette mesure avec la privatisation d’une mesure prise de faire rouler ces voitures équipées de radars huit heures par jour, et de passer de 1,5 millions de PV à 12 millions.

Un PV de vitesse rapporte à l’Etat entre 45 à 90€ que l’on multiplie par 12 millions de PV, on arrive à un total de 810 Millions d’euros par an. Pour comparaison la totalité des 4450 radars fixes et mobiles déjà en place ont rapportés 920 M€ l’année dernière. Le Jackpot assuré !

Est-il acceptable de payer des chauffeurs privés qui vont se promener huit heures par jour dans le flot de circulation, seuls dans leur véhicule équipé d’un radar embarqué qui enregistre toutes les vitesses par système de géo localisation. C’est la voiture de monsieur tout le monde qui sert simplement à faire du chiffre et verbaliser à la chaîne les honnêtes citoyens.

Il n’est plus question de sécurité mais d’un racket pure et simple. D’ailleurs le numéro de la plaque est envoyé directement à Rennes, un travail à la chaîne entre la réception, le traitement et l’envoi de la contravention au domicile du conducteur.

Si encore l’argent récoltée servait à réparer le réseau routier dégradé, sécuriser les tronçons dangereux, ce n’est pas le cas puisque 8% seulement du pactole part dans les caisses de l’Etat et les grandes entreprises qui fournissent et entretiennent les radars. De fait la sécurité des gens sur la route passe largement au dessus.

On se dirige vers une société où l’on veut que des machines espionnent et puissent contrôler nos moindres faits et gestes. Un pays où chacun doit se méfier de tous et de tout autour de lui. Lequel de celui que l’on croise ou dépasse sera le mouchard, le délateur zélé de nos inévitables petits dépassements de vitesse.

Face à ce danger qui nous guette de ne plus pouvoir contester une infraction dont on ne s’est même pas rendu compte, le Rassemblement National dénonce depuis longtemps le danger qui nous guette face à ce projet de déploiement de ces véhicules dans le pays.


Alain VERDIN
Délégué Départemental RN 86
Conseiller Régional « Région Nouvelle Aquitaine »
Conseiller Municipal de Poitiers

              

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