Sélectionner une page

Une fois de plus nos concitoyens assistent de manière impuissante à l’augmentation des tarifs des carburants. Avec une moyenne de 1.461 euros le litre en 2012, le diesel voit son prix encore augmenter à 1.482 euros le litre. Même si le prix du baril brut était plus cher qu’aujourd’hui, que les tensions internationales au Proche Orient ( Iran) et en Amérique du Sud ( Venezuela ) ont des répercussions, il ne faut pas minorer les hausses des taxes que l’automobiliste français supporte chaque fois qu’il va à la pompe. Ces taxes représentent 60 % au bas mot du prix du carburant. En 2018 dans le cadre de la TICPE ( taxe intérieure de la consommation sur les produits énergétiques ), le gouvernement actuel a validé l’augmentation de la taxe carbone ainsi que l’alignement de la fiscalité du diésel sur celui de l’essence. Il ne faut pas oublier également la marge bénéficiaire des distributeurs dans cette extorsion de fond sur ce produit de première nécessité. Ainsi nous sommes passés de 11 centimes d’euros en 2017 à 14 centimes en 2018 pour l’essence ; de 11.2 centimes d’euros en 2017 pour le diésel à 12.6 centimes d’euros actuellement. Selon une association de consommateurs CLCV ( Consommation, logement et cadre de vie), un ménage qui possèderait 2 véhicules et qui parcourait 25000 kms/an, l’augmentation du prix des carburants induit une hausse des dépenses de 180.00 euros à l’année. Pour les ménages n’ayant qu’une voiture, cette augmentation entraîne une dépense supplémentaire comprise entre 100.00 et 225.00 euros à l’année.

Il est évident que l’automobiliste est considéré par ce gouvernement comme un privilégié pollueur et que sous couvert d’écologie il est montré comme responsable. Mais les sommes prélevées ne suffiront pas à entretenir un réseau routier qui est très dégradé ( 1 million de Km selon l’association des automobilistes ) , à rétablir les comptes publics en déficit depuis plus de trente ans, à faire de ces hausses une condition pour entamer un projet écologique surtout que la pollution automobile ne représente que 14 % de la pollution totale.

Il est évident que le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes va se dégrader et accentuer une fois de plus la paupérisation des français.

Il faut cesser de produire des véhicules gourmands en essence, toujours plus puissants et de ce fait inadaptés sur un réseau routier qui ne tolère que le 80 km/h ; mettre sur le marché des voitures n’allant qu’à une vitesse maximum de 100 km/h. Baisser les prix des voitures dites « écolos » et penser très sérieusement à la voiture à hydrogène ( il en y avait des centaines sous l’occupation 1940-1944 ). Mais toutes ces propositions ne dépendent que du bon vouloir des constructeurs qui ont plutôt un état d’esprit du 19ème siècle qu’ils ne sont avant-gardistes.


Mickaël PALLAC
Délégué de la 2ème Circonscription
Délégué de canton 18

Voir tous les articles de l’auteur