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Fini les pneumatiques de fortune, fini les débarquements à la 06 juin 44 sur les plages ensoleillées de la Costa del Sol. Désormais ils arriveront par le port avec toute la diligence des servitudes liées à leurs égards : médecins, infirmiers, pompiers, policiers et surtout les journalistes ( ils sont les plus importants dans ce dispositif ). Ils arriveront par le port, en fanfare, car nous les aimons ces migrants et nous en voulons toujours plus, de ces visages marqués par le soleil et le sel marin, marqués par la fatigue de ce long périple. Nos emplois sont à leur entière disposition, ils auront tous les droits si ils appartiennent à la sacro-sainte catégorie du réfugié politique.
Car ce sont des réfugiés politiques ; ils ont tout abandonné devant une persécution sans nom mais aussi sans visage. Ils ont pris leur courage à deux jambes, laissant au passage famille, patrie mais rassurez-vous le portable est du voyage ; ouf ! Ils sont partis avec l’essentiel.
Maintenant contre la somme de 3 à 5 000 euros ( argent durement prélevé sur nos salaires et envoyé en Afrique par les précurseurs ), ils sont assurés de prendre place dans une embarcation pneumatique libyenne. Cette embarcation qui émettra un signal de détresse intercepté par un bâteau bien connu de nous tous et qui les attend par le pure des hasards à un endroit précis : l’AQUARIUS.
Tous ces bénévoles, pourfendeurs et défenseurs de l’opprimé et de l’orphelin, en mal d’aventure et d’exotisme se trouvent à bord, embarqués qu’ils sont par leur esprit « d’humanitude » ; terme très à la mode dans le monde des soignants. En le sachant parfaitement, ils alimentent ce trafic d’esclaves modernes, qui serait moins dangereux mais plus rentable que le trafic de drogue. Sans le savoir ils alimentent la dynamique migratoire ; sans le savoir ils signent notre perte.
Nous Français, nous ne pouvons plus accepter cette situation. Nous Français, rejetons ce devoir humaniste au motif que nous contribuons à dépeupler l’Afrique d’une jeunesse qui lui serait essentielle pour la faire sortir du sous-développement endémique qui la gangrène. Nous Français, refusons de voir arriver sur notre sol des gens, dont la seule motivation n’est pas de survivre à la persécution, mais de vivre au dépend de son nouvel hôte.


Mickaël PALLAC
Délégué de la 2ème Circonscription
Délégué de canton 18

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